Le secteur privé doit être au cœur du nouveau modèle de développement dont la dynamique a été lancée par SM le Roi

Le secteur privé doit être au cœur du nouveau modèle de développement dont la dynamique a été lancée par SM le Roi

lundi, 17 juin, 2019 à 23:53

Tunis- Le secteur privé doit être au cœur du nouveau modèle de développement économique et social, dont la dynamique a été lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et auquel réfléchissent actuellement les forces vives de la Nation, a affirmé, lundi à Tunis, le président de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), M. Salaheddine Mezouar.

“Concernant ce nouveau modèle de développement, Sa Majesté le Roi a responsabilisé les acteurs et les forces vives du pays et les a interpellé sur un certain nombre de points extrêmement sensibles, particulièrement les dimensions de la croissance inclusive”, a précisé M. Mezouar qui intervenait lors du panel “Sommet Gouvernement-Entreprise : Mettre en œuvre des réformes économiques pour l’investissement et la croissance”, organisé dans le cadre des Journées MENA-OCDE.

Selon lui, ces point concernent aussi le développement territorial, l’implication des jeunes, l’entrepreneuriat, le rôle du secteur privé dans la stimulation de la croissance et des investissements ainsi que bien d’autres sujets comme l’éducation, la formation et la santé.

Il a relevé que l’accélération des investissements domestiques et étrangers et l’intégration des nouvelles technologies dans le nouveau programme de croissance sont nécessaires pour une relance décisive de l’économie.

En réponse à des questions de l’assistance, il a expliqué que ce nouveau modèle de croissance doit reposer sur de grands principes, à savoir la refonte des secteurs productifs à travers la lutte contre l’informel et les situations de rentre et un focus sur les secteurs exportateurs.

Il s’agit aussi, dit-il, d’un recentrage du rôle de l’Etat sur sa mission de régulateur des marchés et de planification dans les territoires, ainsi que de de la refonte structurelle avec le choc de simplification, l’efficience de la dépense publique et la flexibilité ponctuelle du cadre macro-économique au profit de la relance.

Le nouveau modèle doit reposer, enfin, sur la refonte des secteurs sociaux avec une coexistence intelligente et assumée du public et du privé dans des secteurs sociaux tels l’éducation et la santé, a-t-il estimé, notant que la refonte des régimes des filets sociaux, l’ouverture culturelle, le développement de nouveaux relais de croissance, les réformes ciblées de l’Etat, la poursuite de la bonne dynamique des infrastructures et le placement de l’élément humain au cœur de ce dispositif sont les ingrédients que prônent la CGEM.

“Nous militerons pour que le nouveau modèle soit le plus inclusif possible et qu’il s’inscrive en cohérence avec les acquis et atouts du Royaume”, a encore souligné M. Mezouar.

Interpellé sur les principales priorités sur lesquelles le Programme de compétitivité MENA-OCDE, en tant qu’initiative régionale, devrait se concentrer sur les 5 années à venir, le président de la CGEM a soutenu que ce Programme répond parfaitement aux attentes du secteur privé marocain et de la région.

Dans une déclaration à la MAP, il a estimé que la première priorité sur laquelle cette initiative régionale devrait se concentrer est l’inclusion économique des jeunes, relevant que dans une région MENA où la jeunesse représente la part la plus importante de la population, elle est aussi la catégorie la plus vulnérable et son inclusion économique devient ainsi une priorité absolue.

L’entrepreneuriat, l’auto-entrepreneuriat et le renforcement des PME et des TPE peut représenter un formidable levier pour accélérer l’inclusion des jeunes, a-t-il relevé, en soulignant que le digital et la start-up est “un écosystème que nous structurons actuellement au Maroc et au sein de la CGEM et qui représente un levier inexploité permettant pourtant d’intégrer de manière rapide et efficace la jeunesse à la dynamique économique d’un pays”.

Pour ce qui est de l’intégration économique de la région MENA, une autre priorité, M. Mezouar a affirmé qu’en tant que confédérations patronales, “nous sommes appelés à renforcer nos liens et c’est le cas de notre relation avec l’Union tunisienne de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), afin de favoriser l’échange entre entreprises de la région MENA”.

Les Journées MENA-OCDE ont été organisées dans le cadre de la rencontre annuelle du Conseil consultatif MENA-OCDE avec l’objectif de partager les idées sur les actions à mener pour parvenir à une croissance économique plus durable et à la création d’emplois et de sociétés inclusives dans la région.

La conférence de trois jours intitulée “Journées MENA-OCDE 2019: un partenariat pour une prospérité partagée” vise à identifier les réformes structurelles nécessaires pour créer des emplois et des économies plus résilientes à moyen et long terme, profitant à tous les membres de la société.

Lire aussi

Des leaders de partis politiques représentés au Parlement appellent à renforcer la confiance des citoyens dans les prochaines élections

mercredi, 8 juillet, 2020 à 22:24

Des leaders de partis partis représentés au Parlement ont plaidé, mercredi à Rabat, en faveur d’une bonne préparation des prochaines élections, tout en appelant à renforcer la confiance des électeurs en ces échéances.

Chambre des représentants: Débat en commission sur un projet de loi relatif au ciblage des bénéficiaires des programmes d’appui social

mercredi, 8 juillet, 2020 à 21:07

La commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville à la Chambre des représentants a entamé, mercredi, l’examen du projet de loi 72.18 sur le système de ciblage des bénéficiaires du programme d’appui social

L’Algérie, 3ème économie la plus touchée par la récession en Afrique

mercredi, 8 juillet, 2020 à 19:31

L’économie algérienne figure parmi les trois économies les plus touchées par la récession en Afrique en 2020 à cause de la pandémie du Covid-19, révèle un rapport de la Banque africaine de développement (BAD).