États-Unis : Un agenda chargé sur fond de conflit politique larvé avant la présidentielle

États-Unis : Un agenda chargé sur fond de conflit politique larvé avant la présidentielle

mardi, 10 septembre, 2019 à 12:45

.-Par Omar ACHY-.

 

Washington-Après la trêve estivale, les membres du Congrès américain reprennent cette semaine le chemin de Capitol Hill avec un agenda chargé sur fond de fortes querelles politiques qui s’intensifient à l’approche de la présidentielle de 2020.

Depuis les élections de mi-mandat en novembre de l’année écoulée, les démocrates ont ravi aux républicains la Chambre des représentants, ce qui promet des débats houleux pour passer des lois importantes dans divers domaines et sur plusieurs fronts.

L’une des priorités inscrites sur l’agenda est l’adoption d’une loi budgétaire. Pour éviter une nouvelle paralysie budgétaire, ou “shutdown” au 30 septembre, les démocrates et républicains sont en effet appelés à s’entendre sur un projet de loi dans ce sens.

Fin juillet dernier, la Chambre des représentants a approuvé un accord qui comprend une augmentation des dépenses et la suspension du plafond de la dette fédérale pour les deux prochaines années.

L’accord devrait autoriser une augmentation des dépenses totales de 320 milliards de dollars au-dessus des limites strictes fixées en 2011.

Le texte devrait être soumis au Sénat pour approbation. Et pour entrer en vigueur, il doit être ensuite promulgué par Donald Trump.

Des débats politiques qui traînent depuis des mois sur différents sujets vont aussi reprendre de plus belle.

La Maison-Blanche entend notamment pousser le Congrès à ratifier le nouvel accord commercial avec le Mexique et le Canada (AEUMC).

Dans sa volonté de favoriser “L’Amérique, d’abord”, son slogan phare de campagne, le président américain avait fait le forcing pour imposer à ses deux voisins et partenaires commerciaux, la renégociation du précédent accord de l’ALENA qui était en vigueur depuis 1994. Pour Trump, il était impératif de défendre les entreprises et les travailleurs américains.

Pour leur part, les dirigeants de la Chambre des représentants et du Sénat entendent faire adopter des textes concernant les dépenses de santé ou la réforme de la loi sur les armes, un sujet controversé qui revient à nouveau au devant de la scène après un mois d’août particulièrement tragique.

Quelque 53 personnes ont été abattues dans des fusillades de masse aux États-Unis pour le seul mois écoulé, ce qui promet un débat houleux sur l’urgence d’imposer de nouvelles restrictions sur la possession d’armes à feu dans un pays où circulent près de 300 millions d’armes.

Plus de 90% des Américains sont certes favorables à des contrôles plus strictes pour l’achat d’armes à feu, d’après des sondages d’opinion.

Mais, les observateurs ne s’attendent pas à une véritable percée sur ce dossier. Et pour cause, le Congrès reste divisé tandis que le lobby des armes à feu reste puissant auprès de la sphère politique, particulièrement républicaine, dans un pays où le droit de porter des armes est garanti par la Constitution.

Autre sujet qui reviendra avec force au devant la scène, le bras de fer entre les démocrates et M. Trump au sujet de l’issue à donner aux conclusions de l’enquête de l’ex-procureur spécial Robert Mueller sur les ingérences russes dans la présidentielle de 2016 et sur les soupçons d’entrave à la justice à l’encontre de l’actuel président.

Forts de leur majorité à la Chambre des représentants, dotée de puissants pouvoirs d’investigation, les démocrates ont mis en place des commissions pour enquêter sur les finances, les activités et les politiques de l’administration Trump.

En dépit de nombreuses citations à comparaître à l’encontre de hauts responsables de la Maison-Blanche et d’anciens collaborateurs de campagne, les efforts des démocrates pour obtenir des documents ont été largement ignorés et peu de témoins ont accepté de comparaître.

L’opportunité de lancer une procédure de destitution contre le président pour entrave à la justice divise par ailleurs le clan démocrate.

La présidente de la Chambre des représentants et cheffe de file du parti, Nancy Pelosi, y est notamment opposée.

En face, plus de la moitié des élus démocrates, avec en tête une aile gauche incarnée par une jeune garde ambitieuse, sont favorables à l’ouverture d’une telle procédure.

A une année de la présidentielle, Nancy Pelosi, une ténor de la vie politique américaine, craint que la question de la destitution fasse de l’ombre aux autres enjeux de campagne soulevés par son parti, d’autant plus que de récents sondages indiquent que la majorité des Américains s’oppose à une telle procédure.

Les analystes estiment aussi que cette voie a peu de chances d’aboutir d’autant plus que les républicains contrôlent le Sénat.

Pour reprendre la Maison-Blanche, la seule voie qui reste à l’opposition démocrate est de se tourner résolument vers la présidentielle de 2020. Vu le nombre de candidats alignés à l’investiture, le grand enjeu est de trouver celle ou celui en mesure de battre Donald Trump.

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