Présidentielle polonaise: un scrutin crucial pour les conservateurs au pouvoir

Présidentielle polonaise: un scrutin crucial pour les conservateurs au pouvoir

vendredi, 26 juin, 2020 à 11:22

-Par : Nadia El RHZAOUI-

Varsovie – Le premier tour de l’élection présidentielle ajournée aura lieu dimanche prochain en Pologne, un scrutin crucial pour les conservateurs au pouvoir alors que le président sortant Andrzej Duda brigue un second mandat.

Le scrutin reporté après l’échec de sa tenue en mai à cause de la pandémie de coronavirus et de doutes constitutionnels et qui aura lieu selon un mode mixte, dans des bureaux de vote et par correspondance pour réduire les risques de contamination, revêt une importance cruciale pour le parti Droit et Justice (PiS, au pouvoir). La victoire de M. Duda, candidat proche du parti devrait assurer pendant les cinq prochaines années la stabilité au projet politique des conservateurs qui ont remporté les législatives et les Européennes l’année dernière.

Dans un premier temps, le scrutin devait se tenir le 10 mai, mais le parti nationaliste au pouvoir a été contraint de reporter l’élection au tout dernier moment à cause de l’épidémie de Covid-19, sans déclencher l’état de catastrophe naturelle, seul moyen constitutionnel de le faire.

Le scrutin a été ajourné face à l’incapacité du gouvernement de trouver un compromis avec l’opposition sur la marche à suivre, en pleine pandémie et face à des doutes sur la légalité et les modalités possibles.

Le gouvernement semblait au début déterminé à ne pas reporter l’élection d’autant plus que le président Andrzej Duda, en quête d’un second mandat, était donné favori. Cependant, face aux critiques émanant des partis d’opposition et d’experts internationaux et au risque de voir sa légalité et ses modalités contestées, en pleine pandémie, le scrutin a été ajourné au 28 juin.

Ce report est intervenu à la suite d’un compromis au sein de la coalition au pouvoir puis du vote favorable de l’opposition, qui contrôle le Sénat. Pourtant, de multiples scénarios avaient été envisagés: une élection fin mai, cet été, à l’automne et même l’année prochaine.

Cet ajournement s’est révélé être une aubaine pour le principal parti d’opposition, la Plate-forme civique (PO, centre droit) qui a repris des couleurs grâce à la candidature du maire de Varsovie Rafal Trzaskowski et veut y croire.

Le candidat centriste et europhile est certes entré tardivement dans la campagne, en remplaçant en pleine pandémie Malgorzata Kidawa-Blonska, alors en chute libre dans les intentions de vote et qui a préféré se retirer de la course à la présidentielle le 15 mai, mais il a réussi à obtenir en un temps record les 100.000 signatures requises pour être candidat à la présidentielle.

Le chef de l’Etat sortant, Andrzej Duda, 48 ans, peut compter sur le soutien d’environ 40 % des électeurs, selon les derniers sondages, mais l’écart le séparant de son principal concurrent, Rafal Trzaskowski, semble diminuer. Ce dernier a pris ses concurrents de vitesse, au moment où les répercussions économiques de la pandémie dues au confinement vont commencer à se faire ressentir.

Rafal Trzaskowski, 48 ans, qui a réussi en 2018 à emporter la mairie de Varsovie face au PiS ne cesse de grimper dans les sondages redonnant l’espoir à son camp et laissant présager un duel serré au second tour avec M. Duda. Il fait désormais jeu égal avec lui au deuxième tour dans les sondages.

Alors que le président sortant a axé sa campagne sur le social, M. Trzaskowski bénéficie d’un effet nouveauté et essaye de se démarquer des autres candidats en étant le plus rassembleur possible.

A quatre jours du scrutin, le président polonais a effectué une visite aux Etats unis où il a rencontré Donald Trump, un déplacement vu par l’opposition comme un coup de communication pour sa campagne électorale.

Outre Andrzej Duda, Rafal Trzaskowski et Szymon Holownia, candidat centriste et indépendant, sept candidats sont en lice pour le scrutin parmi lesquels Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, président du Parti paysan (PSL), Robert Biedron, député européen, dirigeant du parti de gauche “Wiosna” (Printemps) et Krzysztof Bosak, à la tête de la confédération des partis d’extrême droite “Konfederacja”.

Si au premier tour aucun des candidats n’obtient plus de 50 % des voix, le deuxième tour entre les deux candidats restant en lice se tiendra le 12 juillet.

Le suspense est à son comble au vu du contexte imprévisible et riche en rebondissements, d’autant plus que cette élection sera différente en raison de la pandémie de coronavirus. Mais il n’en demeure pas moins qu’une reconquête du pouvoir devrait opposer comme il est de tradition, les deux principales forces politiques en Pologne: les conservateurs et les libéraux.

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