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Quand le climat se dérègle, la colère de Dame Nature prend de l’ampleur

Quand le climat se dérègle, la colère de Dame Nature prend de l’ampleur

mardi, 13 octobre, 2020 à 11:08

Taoufik El Bouchtaoui.
Genève – Séismes, tsunamis, glissements de terrain, cyclones, inondations, incendies de forêts…Ces dernières années, ces phénomènes semblent avoir gagné en fréquence et en intensité, causant des dommages humains, économiques et environnementaux importants, au moment où les études convergent pour souligner que les colères de la Terre risquent de prendre des proportions gigantesques durant les prochaines décennies avec de lourdes conséquences pour l’humanité en raison des changements climatiques.

Depuis 30 ans, la Journée internationale pour la prévention des catastrophes naturelles, décrétée par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) depuis le 13 octobre 1990, offre l’occasion de sensibiliser chaque année les décideurs et le public sur les différentes thématiques liées aux risques naturels et sur la nécessité de la planification pour prévenir de tels désastres avec leur lot de pertes en vies humaines, de dégâts matériels et des perturbations sociales et économiques.

Pour l’ONU, la pandémie de Covid-19 et l’urgence climatique montrent la nécessité d’une vision claire, de planification et d’institutions compétentes et aptes à agir sur la base de preuves scientifiques dans l’intérêt du public.

Il s’agit de mettre en place des stratégies qui ne traitent pas uniquement des risques uniques, comme les inondations et les tempêtes, mais qui apportent une réponse en cas de risque systémique généré par des zoonoses (les maladies transmissibles entre l’homme et l’animal), des chocs climatiques et des dégradations de l’environnement.

Dans un rapport publié lundi à la veille de cette Journée internationale, l’ONU a indiqué que les phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique sont le principal moteur du doublement des catastrophes naturelles dans le monde en vingt ans, précisant que les catastrophes naturelles ont tué plus de 1,2 million de personnes depuis 2000.

“Au cours des vingt dernières années (2000-2019), 7.348 catastrophes naturelles ont été enregistrées dans le monde pour un coût évalué à près de 3.000 milliards de dollars”, révèle le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNSDIR).

La pandémie de Covid-19 “n’est que la dernière preuve en date que les dirigeants politiques et économiques ne sont pas encore à l’écoute du monde qui les entoure », a déclaré la Représentant spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la réduction des risques de catastrophe, Mami Mizutori, citée dans le communiqué.

Lors d’une conférence de presse tenue au Palais des Nations à Genève, Mme Mizutori a ajouté que le nouveau coronavirus a « sensibilisé les gouvernements et le public en général sur les risques qui nous entourent ».

« Ils peuvent voir que si la Covid-19 est aussi terrible, l’urgence climatique peut être encore pire », a-t-elle fait valoir.

Le rapport, qui ne porte pas sur les risques épidémiologiques comme le coronavirus, montre que la progression des catastrophes naturelles est surtout liée à l’augmentation des catastrophes climatiques, qui sont passées de 3.656 (1980-1999) à 6.681 (2000-2019), une forte hausse par rapport aux vingt dernières années.

L’illustration de ces phénomènes météo extrêmes, ce sont ces inondations – qui ont doublé – et les tempêtes, qui ont été les catastrophes les plus fréquentes au cours des deux dernières décennies.

Le rapport fait état aussi d’une augmentation importante dans d’autres catégories de phénomènes, dont les sécheresses, les incendies de forêt et les températures extrêmes.

Il y a également eu un accroissement des événements géophysiques, notamment les tremblements de terre et les tsunamis, qui ont tué plus de personnes que tous les autres risques naturels examinés dans le rapport.

Pour la décennie à venir, l’ONU redoute surtout les vagues de chaleur. « Si ce niveau de croissance des phénomènes météorologiques extrêmes se poursuit au cours des vingt prochaines années, l’avenir de l’humanité s’annonce très sombre », a averti la Professeure Guha-Sapir.

Sur le plan économique, les coûts des catastrophes naturelles sont évalués à près de 3.000 milliards de dollars depuis 2000 mais le montant réel est plus élevé, en raison du problème de la collecte des données dans certaines régions, comme en Afrique où prévaut le secteur informel.

Face à ce sombre tableau que peint le rapport, l’ONU invite la communauté internationale à suivre les recommandations des scientifiques et à investir dans les programmes de prévention et d’adaptation au changement climatique.

« La bonne gouvernance des risques de catastrophes dépend du leadership politique et de la réalisation des promesses faites lors de l’adoption de l’Accord de Paris et du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes il y a cinq ans », a souligné la Représentant spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la réduction des risques de catastrophe.

Parallèlement, des experts ont souligné que les systèmes d’alerte précoce sont indispensables pour prévenir les catastrophes liées au dérèglement climatique.

Il faut “passer à des prévisions axées sur les impacts – qui ne renseignent plus sur ce que sera le temps mais sur ce qu’il fera – de façon que les individus et les entreprises puissent agir rapidement en fonction des alertes émises”, souligne un rapport réalisé par ces experts sous la houlette de l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM).

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