Don d’organes: La loi en vigueur a sécurisé le processus, et dissipé les méfiances 

Don d’organes: La loi en vigueur a sécurisé le processus, et dissipé les méfiances 

vendredi, 18 octobre, 2019 à 11:30

Par Housna Afaino

Rabat – La loi N° 16-98 relative au don, au prélèvement et à la transplantation d’organes et de tissus humains “a sécurisé tous les cas du processus de don et de transplantation”, a indiqué le ministre d’État chargé des droits de l’Homme et des Relations avec le Parlement, Mustapha Ramid, assurant que ce texte a éliminé les raisons de la méfiance.

Promulguée le 25 août 1999 pour réglementer le prélèvement et à la transplantation d’organes au Maroc, cette loi traite de deux formules de don: don et prélèvement d’organes sur une personne vivante, et don et prélèvement d’organes sur une personne décédée, a fait savoir le ministre dans un entretien accordé à la MAP.

Pour le premier cas, a-t-il expliqué, le don d’organes concerne les descendants, les ascendants, les frères, les soeurs, les oncles, et les tantes, ainsi que les conjoints après un an de mariage, tandis que le second concerne les personnes qui ont exprimé, de leur vivant, le souhait de faire don de leurs organes, ou celles qui n’ont pas exprimé d’objections à cet égard, et dont le conjoint, les ascendants ou les descendants n’en expriment aucune à son décès.

Le ministre, qui a lui-même fait connaître sa volonté de faire don de ses organes après son décès, a indiqué que les statistiques font état d’un nombre “extrêmement faible” de donneurs d’organes au Maroc, chose qui l’avait poussé lors de son mandat de ministre de la Justice à se pencher sur ce dossier, et à encourager au don d’organes.

Le don constitue une forme d’assurance collective pour tous les citoyens, a souligné M. Ramid, qui a assuré que l’opération ne peut être effectuée que dans des hôpitaux publics agrées par le ministre de la Santé, et ce dans le cadre de procédures préventives, dont le fait que le don se fasse devant un juge et en présence de deux médecins, et l’existence de registres et de procédures qui rendant impossible le commerce d’organes humains au Maroc.

Et d’ajouter que 20 ans après la promulgation de la loi N° 16-98, aucun cas de commerce illégal d’organes n’a été enregistré au Maroc, ce qui signifie que le texte de loi “ne souffre d’aucune lacune qui pourrait soulever doutes ou méfiances”.

Pour sa part, la professeure Rabia Bayahia, cheffe du Service de Néphrologie-Dialyse-Transplantation rénale au CHU Ibn Sina de Rabat, a affirmé que le Conseil consultatif pour la transplantation d’organes et de tissus humains oeuvre actuellement au développement de la loi relative au don, au prélèvement et à la transplantation d’organes et de tissus humains, à travers de nouvelles propositions pratiques pour résoudre les problèmes médicaux soulevés en la matière.

Mme Bayahia a fait savoir qu’en raison du faible nombre des personnes ayant exprimé leur volonté de faire don de leurs organes, le Conseil examine actuellement la proposition d’enregistrer uniquement les personnes qui refusent de faire don de leurs organes après leur décès, et de considérer que les autres acceptent, à priori, ce don à moins que leurs proches en décident autrement après leur décès.

S’arrêtant sur l’exportation des organes, Mme Bayahia a assuré qu’”aucun organe ne peut être exporté en l’absence de l’auto-suffisance au niveau national”, soulignant que “nous n’en sommes pas encore à ce stade”.

Pour la journaliste Imane Aghoutane, l’engagement des médias, des associations de la société civile et des instances religieuses s’impose pour une meilleure sensibilisation au caractère vital du don d’organes, dans l’objectif de renforcer la culture du don au sein de la société.

Mme Aghoutane, qui s’est inscrite, en février dernier, au registre des donneurs, a indiqué dans une déclaration à la MAP que l’idée lui est venue après avoir travaillé plusieurs fois sur le sujet du don, et constaté de visu des cas de nombreux patients qui espéraient avoir une nouvelle chance de vie à travers la transplantation, mais qui ont rendu l’âme faute de donneurs.

“Ces observations ont eu un impact profond sur moi”, a déclaré la journaliste, qui a souligné l’urgence de mettre à contribution les valeurs religieuses et sociétales qui prônent le don dans toutes ses formes, et qui ont toujours était un trait de caractère des Marocains.

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