Engagement tous azimuts du Maroc pour relever les défis environnementaux

Engagement tous azimuts du Maroc pour relever les défis environnementaux

samedi, 28 novembre, 2015 à 13:25

Par Nadia EL RHZAOUI

Rabat – Fidèle à ses engagements internationaux et pleinement conscient de l’impératif de la préservation de l’environnement, le Maroc a inscrit cette question au coeur de tout projet de développement tout en enclenchant le virage d’une croissance verte.
Faiblement émetteur de gaz à effet de serre, mais confronté à l’instar de l’ensemble des pays aux risques du changement climatique, le Maroc a affiché très tôt son engagement dans ce domaine en dessinant progressivement les contours de sa propre vision et en instaurant les piliers d’une politique volontariste dans différents secteurs.
Le droit à un environnement sain et au développement durable a été d’ailleurs consacré dans la Constitution de 2011.
Afin de répondre de manière proactive aux défis des dérèglements climatiques, le Maroc s’est engagé à mettre en oeuvre des actions d’adaptation et d’atténuation dans le cadre d’une approche intégrée et participative en s’inscrivent dans un grand chantier fondé sur la croissance verte, la dépollution industrielle, la mise à niveau environnementale et la sensibilisation.
Pour ce faire, il a été procédé à la mise en place d’un cadre institutionnel, juridique et financier, le but étant de concilier développement socio-économique et préservation de l’environnement.
La volonté de réaliser un développement résilient aux impacts négatifs du changement climatique s’est traduite notamment par l’adoption en 2014 de la loi-cadre portant Charte nationale de l’environnement et du développement durable, le renforcement de l’arsenal juridique par l’adoption d’une loi visant la protection du littoral et sa restauration et un Programme national de valorisation des déchets.
De surcroît, le Maroc a lancé plusieurs stratégies sectorielles volontaristes d’envergure intégrant la dimension environnementale, dans des domaines clés de l’économie nationale.
Pour répondre au défi du changement climatique qui impacte significativement la disponibilité des ressources en eau, une Stratégie Nationale de l’Eau, établie à l’horizon 2030, a été mise en place avec pour principaux objectifs la gestion de la demande et la valorisation de l’eau, la gestion et le développement de l’offre à travers notamment la construction de 60 grands barrages, la préservation et la protection des ressources en eau, du milieu naturel et des zones fragiles.
Parallèlement, l’intérêt porté aux questions environnementales s’est traduit également par la mise en place d’un programme ambitieux des énergies renouvelables et propres, solaire et éolienne et d’une stratégie nationale d’efficacité énergétique, visant à réduire de 12 pc la consommation d’énergie d’ici 2020 et de 15 pc en 2030.
Conscient de l’avenir prometteur des sources d’énergie verte, le Maroc s’est fixé une politique ambitieuse en matière d’énergies propres visant à les diversifier, contenir la hausse de la facture énergétique et réduire sa dépendance énergétique et les émissions de gaz à effet de serre, tout en tenant compte des aspects du développement durable et de la protection de l’environnement.
Ainsi, le développement des énergies renouvelables a été érigé en priorité pour porter leur part à 42 pc de la capacité totale à l’horizon 2020.
Afin d’accroître significativement la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique, le Maroc compte particulièrement sur des méga-projets tels le parc solaire de Ouarzazate, la plus grande centrale solaire au monde, et celui, éolien, de Tarfaya.
Cet élan sera renforcé à la faveur du lancement prochain de la première phase du projet Noor I de 160 MW, qui doit permettre au Royaume d’accéder à l’indépendance énergétique.
Le projet marocain de l’énergie solaire vise la mise en place en 2020 d’une capacité de 2.000 mégawatts, ce qui représente une capacité de production de 38 pc de la puissance installée à fin 2008 et 14 pc de la puissance électrique à l’horizon 2020.
A la faveur de cette dynamique, le Maroc est au cœur de l’agenda mondial du climat. En témoigne notamment “l’appel de Tanger” pour une action solidaire et forte en faveur du climat, qui a consacré son rôle majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Signe de sa contribution aux efforts de lutte contre le changement climatique, le Maroc a abrité en octobre dernier un forum international sur les contributions nationales des pays dans le cadre de la Convention-cadre sur le changement climatique, en préparation à la Conférence des parties (COP 21) qui réunira, à Paris du 30 novembre au 11 décembre près de 196 pays qui doivent y sceller un accord limitant à 1,5 ou 2 degrés les émissions de gaz à effet de serre.
En prélude de la COP21, le Maroc avait annoncé son engagement de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 13 pc en 2030, avec une possibilité de réduction additionnelle de 19 pc sous réserve d’un appui financier international, qui porterait ainsi l’effort de réduction à 32pc à l’horizon 2030.
Cet objectif correspond à une réduction cumulée de 401 Mt éq-CO2 sur la période 2020-2030, en nécessitant un investissement global de l’ordre de 45 milliards de dollars d’ici 2030, dont un montant de 35 milliards de dollars sera sollicité au niveau de l’aide internationale.
Le Maroc jouera certainement un rôle clé à Paris dans la mesure où il assurera la présidence de la COP 22 qu’il abritera l’année prochaine, illustrant de nouveau son implication réelle et sa mobilisation inlassable en faveur des questions environnementales.

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