Face à la crise climatique, SM le Roi prône des réponses plus équitables et moins préjudiciables aux vulnérables

Face à la crise climatique, SM le Roi prône des réponses plus équitables et moins préjudiciables aux vulnérables

lundi, 30 novembre, 2015 à 12:56

Par Abdallah Chahboune

Paris – L’allocution de SM le Roi Mohammed VI à l’ouverture, lundi à Paris, de la conférence mondiale sur le climat (COP21) est un plaidoyer sans concession en faveur de réponses plus équitables à l’urgence climatique, sans pour autant porter préjudice aux plus vulnérables du monde.

Les pays du Sud, au premier rang desquels ceux d’Afrique, ne doivent pas faire les frais des prescriptions envisagées pour endiguer le réchauffement planétaire, devenu sérieusement attentatoire à la santé de la planète comme à la vie humaine.

“Est-il légitime que les prescriptions pour la protection du climat soient dictées par ceux qui sont les premiers responsables du réchauffement de l’atmosphère ?”, s’interroge le Souverain à l’adresse des dirigeants du monde entier réunis dans la capitale française.

Car, dans la conception royale, il serait indigne de continuer à prêcher les vertus d’un développement durable propre alors qu’un pan entier des Etats du Sud ne parvient pas encore à se soustraire des griffes de la pauvreté et de la précarité.

C’est dans cet esprit-là que Sa Majesté le Roi plaide la cause de l’Afrique, un continent qui prend peu à peu confiance et se fraye un chemin pour un avenir meilleur lui permettant de se prendre en charge lui-même.

Il serait donc plus judicieux de prêter main forte à cette partie du monde où se jouera l’avenir de la planète entière et de la soutenir dans son combat pour l’ancrage de son modèle de développement, seul gage pour améliorer la condition de ses populations.

De ce point de vue, la communauté des Nations est en devoir de progresser vers un consensus international inclusif qui passe nécessairement par une appropriation effective de l’Action Climat par les pays en développement.

D’où l’urgence, de l’avis de SM le Roi, de consolider sans attendre un traité global, opérationnel, équilibré et universel à même de répondre au besoin pressant de limiter le réchauffement climatique en deçà de deux degrés Celsius et de tendre vers une économie décarbonée, seule alternative aux choix économiques qui ont prévalu jusqu’aujourd’hui.

Telles sont les pistes dessinées pour les engagements fondateurs du futur qui devraient être pris à Paris et consacrés à Marrakech lors de la COP 22 en 2016. Et c’est là justement que s’inscrit l’Appel de Tanger lancé conjointement, en septembre dernier, par le Souverain et le président français François Hollande en faveur d’une action collective pour faire face ensemble au défit climatique.

L’allocution royale propose dans ce contexte des mesures concrètes pour aider particulièrement les pays africains à concilier développement et protection de l’environnement, à commencer par la promotion des transferts de technologies et la mobilisation des financements.

Et si une réglementation contraignante à l’échelle mondiale est nécessaire, cela ne doit aucunement signifier un rejet du progrès ou un retour en arrière, loin s’en faut. Il est temps plus que jamais de faire en sorte que les avancées technologiques soient mises à profit pour limiter l’impact du réchauffement climatique.

C’est dans cette perspective que le Royaume a tôt opté pour la stratégie agricole “Plan Maroc vert” et s’est doté d’une Charte de l’Environnement et d’un Plan d’investissement vert, parmi d’autres mesures qui, en quelques années, ont mis le pays résolument sur la voie d’une transition environnementale ambitieuse.

Un tel chantier vient conforter la politique stratégique de construction des grands barrages et de développement des bassins versants, projets qui se sont révélés grandement bénéfiques pour la préservation des ressources en eau et la stabilisation des écosystèmes.

C’est grâce à cette œuvre conçue selon une vision intégrée et à long terme que le Maroc s’est forgé de plain-pied une place dans le club éclairé des acteurs majeurs de la transition énergétique, plus particulièrement sur le Continent africain.

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