Le château de Schönbrunn à Vienne, majestueux témoignage d’un passé glorieux

Le château de Schönbrunn à Vienne, majestueux témoignage d’un passé glorieux

samedi, 19 août, 2017 à 11:37

Vienne – Véritable musée à ciel ouvert, la somptueuse capitale autrichienne abrite de nombreux édifices et monuments, témoignages d’un passé glorieux à l’époque de l’empire autrichien. Mais, le château de Schönbrunn représente à lui seul, un élément significatif de la culture autrichienne. Il est de loin l’un des sites touristiques les plus visités de Vienne.

Classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996, ce château se trouve à Hietzing (13ème arrondissement). En 1569, Maximilien II du Saint-Empire acheta le terrain où se trouvent aujourd’hui les parcs et différents bâtiments. Il montra un certain intérêt pour le zoo qui venait d’être créé et essaya d’y apporter en plus des plantations d’espèces végétales rares.

Le nom Schönbrunn est attribué à l’empereur Matthias qui aurait découvert lors d’une excursion à la chasse une source particulièrement belle (en allemand, schöner Brunnen signifie belle fontaine). Au cours du siècle suivant, la famille impériale s’en servit comme résidence d’été, mais les invasions turques entraînèrent sa quasi-destruction.

La défaite ottomane de 1683 ouvrit une période de paix propice aux grands travaux. L’empereur Léopold 1er confia à l’architecte Johann Bernhard Fischer Von Erlach la conception d’un nouveau château qui se voulait le ”Versailles autrichien”. Le premier projet livré en 1693, trop utopique et excessivement cher, ne fut pas retenu. Puis vint une idée moins démesurée et plus réaliste. La construction débuta en 1696. Trois ans après, en 1699, les premières festivités se tenaient dans la partie centrale du palais.

Malheureusement, peu de parties du château survécurent car au cours du siècle suivant, chaque empereur modifia partiellement le bâtiment. Sur les ordres de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, l’architecte Nikolaus Pacassi redessina le château dans un style rococo.

Au 19ème siècle, l’empereur François-Joseph 1er d’Autriche laissa sa marque sur Schönbrunn. Il y passa la majeure partie de sa vie et y mourut en 1916. Le château était sa résidence d’été (le palais de la Hofburg, actuellement siège de la présidence autrichienne, étant celle d’hiver). Plusieurs pièces gardent également le souvenir de son épouse, l’impératrice Elisabeth dite Sissi. Pendant son règne, Schönbrunn était considéré comme Gesamtkunstwerk (chef-d’œuvre accompli) et remodelé en accord avec son histoire.

A savoir aussi que 42 pièces, sur les 1.441 que compte le château, sont ouvertes au public parmi lesquelles La grande galerie qui servit de cadre à des banquets officiels jusqu’en 1994, le salon vieux-laque, aux murs ornés d’estampes chinoises, habité par Marie-Thérèse après la mort de son mari, le cabinet chinois rond, aux murs décorés de panneaux de laque, où Marie-Thérèse recevait son chancelier pour des conversations privées ou encore le salon chinois bleu, tapissé de papier orné de scènes chinoises en médaillon, chambre où Charles 1er signa sa renonciation au trône le 11 novembre 1918, scellant ainsi la fin du règne des Habsbourg sur l’Autriche.

Les jardins à la française du parc furent dessinés en 1695 par Jean Tréhet, élève du célébrissime paysagiste André Le Nôtre. Le parc comprend de fausses ruines romaines et une orangerie, apanage des palais de grand luxe de cette époque. Le sommet du parc est occupé par la Gloriette, édifice de style néo-classique, dessinée par Ferdinand Von Hohenberg, d’où l’on dispose d’une vue panoramique sur le château et sur toute la ville.

 

 

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