Ramadan au Mali : bienfaisance, spiritualité et coutumes riment en parfaite symbiose

Ramadan au Mali : bienfaisance, spiritualité et coutumes riment en parfaite symbiose

mardi, 14 mai, 2019 à 11:56

-(Par Mohamed BOUZAKRI)-.

Bamako – Le Mali accueille le mois du Ramadan ou le “carême” comme localement surnommé, avec grande ferveur et dans une ambiance empreinte de piété et de spiritualité.

En ce mois sacré de recueillement, d’adoration et d’invocation, les Maliens manifestent leur attachement inébranlable aux valeurs culturelles, us et coutumes du pays où le respect des spécificités intrinsèques à chacune des communautés religieuses ne s’est jamais démenti au fil des temps.

Ainsi, les familles maliennes se mobilisent pour que cet “illustre hôte”, tant attendu, soit accueilli dans les règles de l’art et en parfaite symbiose avec les traditions ancestrales.

En effet, Ramadan ne constitue pas seulement un mois de privation de nourriture, mais également une période de purification de l’âme et du corps, de générosité, d’altruisme, de solidarité conformément aux préceptes authentiques de l’Islam.

Chaque année et depuis le début du mois sacré de Ramadan, ce moment de rapprochement de Dieu et de solidarité avec autrui, les différentes composantes de la société malienne fédèrent toutes les énergies pour semer la joie au cœur des démunis.

Le mois sacré de Ramadan constitue ainsi, une occasion au Mali pour propager les valeurs d’entraide et de solidarité à travers des initiatives menées par les autorités locales, les communautés religieuses, la société civile et même par des individus afin d’aider les personnes en situation de précarité en organisant des opérations d’Iftar pour la rupture collective de jeûne.

Ces actions portent aussi sur la distribution de denrées alimentaires, la collecte de dons et des offrandes de cadeaux qui permettent aux bénéficiaires de célébrer dans une ambiance conviviale, le mois de Ramadan qui regorge de profondes significations morales et religieuses.

Ces initiatives d’entraide, de générosité, de solidarité et de tolérance ainsi que de cohésion sociale et de fraternité, relèvent des traditions et des comportements des Maliens toutes couches sociales confondues, et ce conformément aux nobles principes et valeurs de la sainte religion, enracinés dans la société malienne fortement attachée aux préceptes de l’Islam.

Par ailleurs, les Maliens qui vivent ce moment fédérateur veillent toujours, en dépit des exigences de la vie moderne, à garder intacts les rites inhérents à leur tradition alimentaire pendant ce mois de miséricorde.

Ainsi, la rupture du jeûne se fait généralement avec des dattes et des boissons purement traditionnelles, comme la tisane ” Kinkilba” et “Dabileni”, des boissons à base d’ingrédients locaux, ainsi que la bouillie à boulettes appelée “Fondé”.

Dès la rupture du jeûne, les musulmans maliens et ceux issus d’autres nationalités affluent en grand nombre vers les mosquées en vue d’accomplir les prières d’Al-Icha et des Taraouih, alors que des oulémas et des prêcheurs se mobilisent sans cesse et s’emploient à traduire le Saint Coran dans les langues locales pour faciliter son interprétation au profit des fidèles.

Tout au long du mois, des conférences sont organisées dans les différentes mosquées et lieux de culte pour inculquer aux fidèles les préceptes de l’Islam, la bonne conduite et la voie à suivre durant le Ramadan pour accomplir correctement le jeûne. Aussi des séances de psalmodie et de récitation du Saint Coran pour implorer la clémence et le pardon du Tout-Puissant.

D’autre part, les Maliens demeurent attachés durant le mois béni à certaines traditions sociales authentiques ancrées dans leur patrimoine local, à l’image du “Yogoro” et du “Salawaléwalé” pour célébrer, comme il se doit, ce mois de bénédiction et de ressourcement spirituel.

Il s’agit de traditions ancestrales authentiques qui résistent à l’épreuve du temps pour se transmettre de génération en génération.

Elles sont pratiquées par des enfants qui accomplissent dans tous les coins et recoins des villes des danses folkloriques aux rythmes d’instruments à percussion improvisés à partir de vieilles boîtes, et ce au grand plaisir des passants.

Tout cela laisse dire qu’au Mali, durant le mois béni, la spiritualité rejoint la solidarité et les les valeurs du partage, de cohabitation et d’entraide se concrétisent parfaitement.

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