Le Ramadan en Turquie, mois phare de l’année et moment de ferveur spirituelle

Le Ramadan en Turquie, mois phare de l’année et moment de ferveur spirituelle

lundi, 13 mai, 2019 à 11:43

(Lamya Dakka)

Istanbul- A l’instar des autres peuples du monde musulman, les Turcs accordent une place toute particulière au Ramadan en ce sens qu’ils le qualifient de mois phare de l’année et les préparatifs pour célébrer ce mois béni commencent dès la mi-Rajab avec des rituels spéciaux communément connus sous le nom “la Nuit Raghaiib” et des prières collectives souhaitant la bienvenue au mois sacré.

Pour célébrer le Ramadan en Turquie, les mosquées qui ouvrent leurs portes aux fidèles de tous âges et de différentes nationalités sont parées de tout ce qu’elles ont de plus précieux comme les lampes «Mahya» qui sont des panneaux lumineux suspendus autour des minarets des mosquées de style ottoman.

Afin de préserver le précieux legs de la période ottomane qui remonte à 450 ans, et à l’occasion de l’avènement du mois du jeûne, les artisans turcs redoublent d’efforts et s’ingénient à réaliser des tableaux d’art sous forme de calligraphies de versets coraniques ou de citations souhaitant la bienvenue au mois de la miséricorde.

Selon les historiens turcs, les lampes “Mahya” qui datent de l’époque ottomane, sont placées sur les minarets des mosquées pendant le Ramadan et portent des expressions religieuses qui changent au cours du mois sacré.

Comme les autres villes du pays, les places et les mosquées d’Istanbul qui témoignent d’une période de l’histoire glorieuse de l’Islam, connaissent une forte affluence des fidèles qui y convergent pour accomplir la prière des Tarawih.

A cet effet, le ministère turc des Affaires religieuses a mis en place un site web baptisé “Ramadan” destiné à fournir les informations nécessaires sur les mosquées de la ville offrant des Iftars, celles où sera célébrée Laylat Al-Qadr (Nuit du destin) et encore d’autres mosquées organisant des conférences sur les fondements de l’Islam et les bienfaits du Ramadan.

Eu égard à l’art architectural qui les distingue, les mosquées en Turquie abritent des expositions et d’autres activités collectives, notamment « le coup de canon du Ramadan », un rituel auquel les populations locales accordent un grand intérêt depuis la période de l’Empire ottoman, en plus des lectures en groupe du Saint Coran, la présentation de dattes et de boissons offertes gratuitement aux fidèles par les municipalités.

En Turquie, chaque mosquée a une histoire spécifique et la mosquée “Hirka-i Serif” à Istanbul se distingue par «la Bourda», l’habit du Prophète Sidna Mohammad, Paix et Salut sur Lui, exposé pendant le mois de Ramadan.

Conservé depuis le 17è siècle dans la mosquée éponyme, l’habit du prophète Sidna Mohammad, tissé de lin, de coton et de soie, a été donné en cadeau par le Prophète à l’un de ses contemporains, Uwais Al-Qarni, au 7è siècle.

Comme il est de tradition, il est permis aux visiteurs de la mosquée durant le premier vendredi du Ramadan de venir voir la “Bourda charifa” et ce jusqu’aux derniers jours du mois sacré.

Le Ramadan en Turquie se distingue également par des lectures du Saint Coran selon la méthode dite “Al Mouqabala” héritée de l’Empire ottoman.

Dans une déclaration à la presse, le Pr. Kashit Hamdi Ukor, membre de l’Autorité supérieure des affaires religieuses à la présidence turque des affaires religieuses, a mis en exergue la portée symbolique des pratiques religieuses spécifiques au mois béni de Ramadan, notamment la prière des Tarawih et la lecture du Coran.

Le Ramadan, dit-il, est un mois de prière, de recueillement et de piété, un moment d’élévation spirituelle avec une ambiance chaleureuse et conviviale.

Ce genre de pratiques religieuses, affirme-t-il, contribuent à élever l’homme et à le hisser à un niveau supérieur sur le plan moral, appelant à éviter de s’intéresser aux détails pendant le Ramadan et à focaliser plus sur les aspects importants du jeûne qui doit influer positivement sur la morale et le comportement des fidèles et les empêcher de commettre des péchés.

Concernant la distribution de la Zakat pendant le mois sacré, le Pr. Ukor a rappelé que la présidence des affaires religieuses avait lancé une campagne sous le signe “Ramadan et la dépense”, avec pour objectif notamment de fournir l’aide nécessaire aux nécessiteux à travers le monde.

M. Ukor a, en outre, rappelé les opérations de l’iftar collectif initiées durant ce mois béni dans les mosquées et les places publiques au profit des personnes dans le besoin.

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