Salon «Lettres du Maghreb » d’Oujda, une vitrine pour la littérature marocaine et maghrébine (commissaire)

Salon «Lettres du Maghreb » d’Oujda, une vitrine pour la littérature marocaine et maghrébine (commissaire)

jeudi, 21 septembre, 2017 à 11:20

– Propos recueillis par Said Youssi -.

Oujda – Le Salon maghrébin du livre “Lettres du Maghreb”, dont le coup d’envoi est prévu ce jeudi, se veut une véritable vitrine pour la littérature marocaine et maghrébine, avec l’ambition de renforcer son rayonnement à l’international, a affirmé le commissaire du salon, Mustapha Kebir Ammi.

«Le salon qui œuvrera dans un premier temps à se faire une place au niveau de la région, offrira une vitrine pour la littérature marocaine et maghrébine en général, dans la perspective de renforcer éventuellement son rayonnement à l’international », a-t-il souligné dans un entretien à la MAP, à la veille de l’ouverture de cet événement culturel, initié sous le thème ‘”Dire la jeunesse, écrire l’espoir”.

L’idée d’un Salon maghrébin du livre s’impose aujourd’hui en ce sens qu’il constituera un espace de rencontre entre les créateurs maghrébins et le grand public mais aussi de débat autour des récentes publications et des sujets d’actualité, a expliqué cet écrivain algéro-marocain, soulignant que la littérature du Maghreb s’est enrichie dans toutes les langues notamment l’arabe, le français , l’amazigh et dernièrement le Néerlandais et l’Espagnol.

«Le Maghreb culturel est quelque part une réalité parce qu’il y a des écrivains talentueux en Algérie, en Tunisie, en Mauritanie, en Libye et au Maroc, sauf qu’ils ne disposent pas d’espace pour se croiser et donner une vrai forme à ce Maghreb des lettres», a-t-il fait savoir.

Interrogé si le Salon d’Oujda s’érigera en assise de ce Maghreb de la culture, M. Kebir Ammi a souligné que « lettres du Maghreb » sera «effectivement l’opportunité de donner corps à ce Maghreb culturel». «La ville d’Oujda en sera en quelque sorte la capitale mais aussi la patrie de ces écrivains maghrébins», a-t-il précisé.

Il s’agit de la première fois que les écrivains maghrébins auront l’occasion de se rencontrer dans le cadre d’un véritable salon qui leur est dédié spécialement, avec plus de 200 invités et une quarantaine de tables rondes, s’est-il réjoui, ajoutant que le pari reste «ambitieux» mais «justifié».

«Nous avons des talents extraordinaires (…) qui nous viennent du Maghreb et de l’étranger. Pourquoi alors rater l’occasion de créer un salon ambitieux ?», s’est-il interrogé.

D’après lui, le salon veut également «définir une vision voire une orientation pour enrichir le débat sur la culture et autour des questionnements sur ce que nous sommes, nous autres Maghrébins, pour pouvoir se positionner par rapport à ce qui se passe dans le monde».

Il a tenu à insister sur le fait que le salon est «éminemment littéraire» et en aucun cas à vocation politique. «Il ne faut pas réduire la littérature à une espèce d’un sous-ensemble ou de véhicule à la remorque du politique», s’est-il insurgé, estimant que «la littérature est plus forte que la politique».

S’agissant de l’état de l’édition maghrébine, le commissaire du salon a indiqué que le secteur «se porte bien étant donné qu’il y a de plus en plus d’écrivains qui publient dans tous les pays du Maghreb», soulignant la nécessité de l’encourager pour aller de l’avant dans les années à venir.

Initiée par l’Agence de développement de l’Oriental, la Wilaya de l’Oriental et le Conseil de la région, cette première édition (21-24 septembre), placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, rassemble plus de 200 intellectuels, dont des poètes, romanciers, nouvellistes, conteurs, dramaturges mais aussi des représentants d’institutions régionales professionnelles de l’édition et de la distribution du livre.

Le Sénégal sera l’invité d’honneur de cette première édition, rehaussée par la présence notamment d’intellectuels et d’écrivains de renom des cinq pays du Grand Maghreb.

Parmi les thèmes retenus pour le débat lors de cette édition figurent “la littérature/jeunesse maghrébine : état des lieux, enjeux et perspectives”, “migration, le mythe du retour”, “les jeunes du Maghreb: enquête réalisée en partenariat avec l’UE”, “la jeunesse du Maghreb : vivre ici ou rêve d’ailleurs”, “être migrant au Maroc”, “écrire contre les murs” et ”Mémoire juive de l’Oriental marocain”.

Outre les tables rondes, les ateliers de formation, les lectures poétiques et les projections qui ponctueront les journées de cette manifestation culturelle d’envergure, un symposium pour la promotion du prix international du Roman arabe, connu sous l’appellation d’Ipaf (International prize for arabic fiction) sera organisé samedi en présence de plusieurs noms ayant gagné ce prix ou y ont participé.

Les organisateurs aspirent à ce que la «Nadwa», un atelier pour jeunes écrivains organisée chaque année par l’IPAF aux Emirats-Arabes-Unis, contribue à la création d’une édition maghrébine de la «Nadwa» pour encourager les talents du Grand Maghreb.

En marge de cette manifestation culturelle, des rencontres seront organisées en hommage à plusieurs figures de la littérature et de la pensée maghrébines, dont Fatima Mernissi, Assia Djebar, Mohamed Arekoun et Mohammed Abed Al-Jabri.

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