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Sandrine Beillard, la colombe voyageuse qui retrouve toujours son Maroc

Sandrine Beillard, la colombe voyageuse qui retrouve toujours son Maroc

jeudi, 5 mars, 2020 à 19:35

-Par Driss Hidass-

Bangkok – Auteure, photographe, artiste passionnée et véritable globe-trotteuse, Sandrine Beillard n’a eu de cesse de parcourir le monde pour découvrir des contrées lointaines et aller à la rencontre de l’autre. Mais, entre deux voyages, des dépaysements enivrants, la colombe voyageuse, aussi loin qu’elle soit, ne peut résister à l’appel du bercail, le Maroc, pays de ses racines et son havre d’inspiration et de ressourcement.

Rencontrée à Bangkok à l’occasion d’une exposition où elle montre avec passion et finesse les riches facettes de la culture millénaire de ce Maroc qui l’habite ; quelques semaines et quelques pays parcourusplus tard, elle fausse compagnie, s’envole et elle est déjà « au bled ».

De Rabat, où vivent ses parents et où vécurent ses arrière-grands-parents, la franco-marocaine conte son parcours insolite, son expérience artistique originale, ses voyages de découverte, d’immersion et d’émerveillement : un récit où le Maroc est un leitmotiv, comme le refrain d’une chanson d’un troubadour sur «les chemins d’ailleurs».

A chaque retour, ce sont les retrouvailles avec les lieux, les souvenirs, les amitiés d’une douce enfance et d’une adolescence épanouie et insouciante et la grande passion d’un pays qui n’a pas pris une ride.

Sandrine Beillard est donc née au Maroc, où sont arrivés ses arrière-grands-parents au début du 20ème siècle. De son ascendance maternelle et grand-maternelle, elle hérite d’un tempérament affirmé et d’un naturel tourné vers l’humain. À son père, elle doit son ancrage dans un réalisme pragmatique.

A 17 ans, elle quitte Rabat, ville de son enfance, pour poursuivre ses études supérieures en France puis en Allemagne. Son existence à l’étranger lui inspire ainsi le goût du voyage et de l’aventure.

C’est à Hong Kong qu’elle fait ses premiers pas en Asie, à l’origine pour un court séjour, qui en fait se prolonge de longues années, Bangkok étant actuellement sa terre d’accueil. C’est alors que se confirme son enthousiasme pour la découverte et la photographie.
Ce lieu de résidence et les vacances offertes par son poste de professeure au Lycée Français International sont des conditions idéales pour sillonner la planète.

Véritable globetrotteuse, Sandrine Beillard parcourt de nombreux pays à pied, à vélo, à moto, en car, en train, mais toujours comme les autochtones et toujours au plus près de la nature. Petits déjeuners au lait de yak face aux toits du monde, nuits sous des yourtes mongoles, camp de base des Annapurnas, sueurs froides au Pakistan, plongées dans un féerique univers sous-marin, autant de circonstances ouvrant sur la connaissance de soi-même et de l’infinie richesse de l’autre. La véritable polyglotte qui parle plusieurs langues, n’aura pas de difficultés dans son immersion dans des mondes si multiples, où l’humain finit par transcender les différences, car elle parle aussi la langue du cœur.

Son souhait de faire partager sa passion, son vécu et les plaisirs du vrai voyage ont donné naissance à un livre illustré avec art par ses photos : « Chemins d’ailleurs». Un ouvrage qui permettra peut-être d’y trouver ou d’y retrouver notre appartenance à une humanité commune et ainsi, de tendre vers une plus grande tolérance, une meilleure compréhension mutuelle, dans un monde nouveau.

Dans «Chemins d’ailleurs », best-seller pendant quelques jours sur Amazon, Sandrine révèle une personnalité attachante, bienveillante, émerveillée par la beauté des paysages, douée pour communiquer avec les autres, même sans paroles. Elle raconte des cérémonies à Bali, les Masaï du Kenya, une nuit passée par hasard dans une tribu primitive en Namibie, comment elle a échappé à un typhon aux Philippines ou à une tempête de neige au Népal. « Des expériences qui enseignent également les valeurs et confèrent tout son prix à la vie », dit-elle.

Aussi loin où la mène sa passion du voyage et de la découverte, la colombe voyageuse finit toujours par revenir. «Je reviens de plus en plus régulièrement et fréquemment au Maroc. J’y reviens non seulement pour retrouver mes parents, mais aussi pour me retrouver moi-même. Ces retours fréquents sont en fait un retour aux sources et un merveilleux moyen – un besoin nécessaire même – de me ressourcer. Un de mes endroits favoris reste l’océan, en particulier les plages de Skhirat et d’Oued Cherrat, dont je parle dans mon livre et où j’ai des souvenirs mémorables», confie-telle.

«Au-delà de l’éducation reçue de mes parents, je suis fière d’être riche de ce que le Maroc a pu m’apporter de meilleur, grâce à cette jeunesse, vécue dans l’insouciance et la liberté de l’époque, dans le partage des vraies valeurs, de respect, de convivialité, de générosité, entre enfants de tous horizons, de toutes classes sociales. La carte de visite qui m’intéresse étant celle du cœur», reconnaît-elle.

«Grandir, mûrir, dans la diversité est un enrichissement unique, une leçon de tolérance, que je suis fière et comblée de n’avoir pas eu à apprendre… mais que j’ai tout naturellement et tout simplement eu la chance de vivre », confirme-t-elle.

Sa passion pour son pays de cœur, elle la décline dans ses tableaux et en particulier, dans sa collection «Perles du Maroc». À travers ses photos imprimées sur toile, perlées et brodées pour certaines, Sandrine Beillard propose de partager beauté, douceur, harmonie et sérénité. C’est également un prolongement de ses voyages, et, dit-elle, «une façon de continuer à voyager moi-même et aussi, de faire voyager et de partager mon émerveillement avec autrui ».

L’on y retrouve des paysages baignant dans cette lumière typique du Maroc, des articles d’artisanat, des portraits, des ambiances saisies avec art et finesse, … , les multiples facettes d’un Maroc riche de sa culture millénaire et de sa joyeuse diversité.

Ces tableaux, dont certains se sont envolés aux quatre coins du monde, constituent une belle invitation au voyage, sur des «Chemins d’ailleurs», ceux de son cœur, qui mènent nécessairement au pays de ses racines, son Maroc.

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