Une vingtaine de think-tanks en quête d’influence au Maroc

Une vingtaine de think-tanks en quête d’influence au Maroc

samedi, 5 octobre, 2013 à 11:44

Rabat – Au Maroc où le concept est encore récent, on recense une vingtaine de think-tanks dont certains exercent une influence croissante dans le débat politique tout en jouissant d’une renommée internationale.

Certains centres de réflexion pionniers ont été créés dans les années 1990 pour accompagner le processus de démocratisation et l’ouverture du débat public. C’est le cas du Centre d’études et de recherches en sciences sociales (Cerss) de Rabat, créé en 1993 par le professeur Abdallah Saaf et un groupe d’universitaires, de chercheurs et de praticiens en sciences sociales des universités marocaines.

Le Cerss a pour objectifs la réalisation de recherches, études, travaux, consultations, expertises et avis liés aux objectifs du centre, et la constitution d’un fond documentaire dans le domaine des sciences sociales et assure la publication de périodiques et travaux de recherche et organise des colloques, séminaires, réunions scientifiques et cycles de formations.

Toujours dans la famille de gauche, la Fondation Abderrahim Bouabid pour les sciences et la culture a vu le jour en 1994 dans le but notamment d’offrir un cadre libre et démocratique au débat public. Pour son secrétaire général, Ali Bouabid, la fondation est à la fois “cercle d’analyse” et “club politique”, contribuant au débat sur la transition démocratique au Maroc.

A la veille de la composition du gouvernement Benkirane, la Fondation avait proposé onze mesures d’urgence à l’adresse du prochain exécutif, susceptibles selon elle de “rétablir un climat de confiance entre les Marocains et leur classe politique”.

Dans les années 2000, plusieurs nouvelles institutions sont apparues. L’Institut royal des études stratégiques, créé en 2007, fait de la prospection stratégique sa principale mission articulée autour d’une dizaine de domaines clés (intégrité territoriale du pays, évolution sociétale, société de la connaissance, développement territorial, système de gouvernance, mondialisation).

Ses études – une cinquantaine de rapports et plusieurs analyses et points de vue, ne passent pas inaperçus, comme celles sur la réorganisation, ce qui lui a permis d’occuper la 52e position à l’échelle mondiale au titre du classement “Best Policy Study Report produced by a Think Tank 2011-2012”, réalisé par l’Université de Pennsylvanie.

Sur le versant libéral, l’Institut Amadeus, fondé en 2008 par Brahim Fassi Fihri, représente une nouvelle génération de think-tanks qui s’inscrivent dans les réseaux méditerranéens en cherchant à “promouvoir la coopération Maghreb-Union européenne” et en organisant des événements de grande visibilité internationale.

Conçu dans le but d’apporter une contribution au débat public marocain et maghrébin et dans la perspective de se mouvoir en porte-voix des préoccupations des pays du sud, Amadeus a pour but de favoriser l’interaction entre gouvernements, secteurs privés et société civile à travers l’organisation de nombreuses conférences et ateliers de travail tant à l’échelle internationale, via le forum MEDays et la Global Growth Conference ou nationale par le biais d’organisation régulière de workshops.

D’autres think-tanks s’illustrent par leurs travaux comme le Centre d’études sociales, économiques et managériales (Cesem) qui dépend de l’Institut des Hautes études de management, dirigé depuis sa création en 2007 par Driss Ksikes. Il a pour ambition de jeter les ponts entre l’espace du savoir et l’espace de la production dans un contexte économique où l’intelligence, la recherche/développement et l’innovation sont encore à un stade de balbutiement.

Crée en 2003 par le consultant-économiste Jawad Kerdoudi, l’Institut marocain des relations internationales (Imri) entend, lui, valoriser l’image du Maroc à l’extérieur, et promouvoir à l’intérieur les problématiques des relations internationales.

On cite également le Centre marocain interdisciplinaire des études stratégiques et internationales (CMIESI) d’Abdelhak Azzouzi, focalisé sur le dialogue inter-méditerranéen et le Centre marocain d’études stratégiques (CMES), connu par son expertise en matière des questions sécuritaires.

Certains think-tanks, tout en revendiquant une liberté de ton, inscrivent leurs travaux dans le champ de recherches sur les questions de l’islam politique tels le Centre marocain d’études et de recherches contemporaines et le Centre d’études et de recherche humaines et sociales.

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