Journée mondiale de l’enfance, ou quand les enfants investissent les Nations Unies

Journée mondiale de l’enfance, ou quand les enfants investissent les Nations Unies

lundi, 20 novembre, 2017 à 19:23

    -Par Naoufal Enhari-.

New York (Nations Unies) – A l’occasion de la première Journée mondiale de l’enfance, quelque 150 enfants venus des quatre coins de la planète ont investi, lundi, l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, dans le cadre de manifestations similaires organisées dans 130 pays à travers le monde, pour célébrer cette journée symbolique marquant l’anniversaire de l’adoption en 1989 de la Convention relative aux droits de l’enfant.

Plusieurs célébrités et personnalités influentes du monde de la musique, du cinéma et de la culture, ainsi que le Secrétaire général des Nations Unies, se sont ainsi joints à ce groupe d’enfants pour exprimer leur appui aux millions de leurs semblables qui ne peuvent pas aller à l’école, ne sont pas protégés et sont déracinés.

L’actrice Dafne Keen du film d’action “Logan” et Isabela Moner de “Transformers: The Last Knight et Nickelodeon”, au même titre que les chanteurs, compositeurs et musiciens “Chloe x Halle” ont pris part à cette manifestation à New York, à l’initiative de l’UNICEF, pour inviter les enfants du monde entier à se mobiliser contre le harcèlement, la discrimination et l’injustice.

En effet, malgré les énormes progrès accomplis au cours des dernières décennies, d’après les données les plus récentes de l’UNICEF, quelque 385 millions d’enfants à travers le monde vivent dans l’extrême pauvreté, alors que 264 millions d’enfants et de jeunes ne vont pas à l’école, et 5,6 millions d’enfants de moins de 5 ans sont morts l’an dernier de causes évitables.

“Tout ceci est totalement inacceptable”, a martelé, à cette occasion, le chef de l’ONU, Antonio Guterres, qui s’adressait aux 150 enfants au siège de l’Assemblée générale.

“En tant que communauté mondiale, nous ne pouvons pas continuer à décevoir l’ensemble de ces enfants”, a-t-il dit, s’engageant solennellement à n’épargner “aucun effort pour s’assurer que les Nations Unies oeuvrent chaque jour, chaque heure, et chaque minute pour votre meilleur intérêt, et que l’UNICEF est à l’avant-garde de cet effort”.

Car, a fait remarquer M. Guterres, “les enfants d’aujourd’hui sont les leaders de demain (…) les Présidents et les Premiers ministres (…) les mères et pères, et même les Secrétaires Généraux des Nations Unies de demain”.

Pour le patron de l’ONU, “l’avenir du monde est entre les mains des enfants. Mais nous ne pouvons jamais oublier que l’avenir des enfants est entre nos mains”.

La prise des commandes de l’Assemblée générale de l’ONU par ce groupe d’enfants a été répliquée dans le cadre de manifestations similaires dans plusieurs autres lieux à travers la planète par plusieurs centaines d’enfants pour marquer cette Journée symbolique.

“D’Auckland à Amman et de New York à N’Djamena, nous voulons que les enfants fassent campagne dans leur école et leur communauté pour contribuer à sauver la vie d’autres enfants, qu’ils se battent pour leurs droits et pour pouvoir réaliser leur potentiel”, a expliqué Justin Forsyth, Directeur général adjoint de l’UNICEF.

Car, malgré les progrès réalisés à l’échelle mondiale, l’avenir de 180 millions d’enfants est plus sombre que celui de leurs parents, selon une analyse réalisée par cette agence onusienne à l’occasion de cette Journée.

Ainsi, un enfant sur 12 dans le monde vit dans un pays où ses perspectives d’avenir sont aujourd’hui plus négatives que celles de ses parents.

D’après cette analyse, 180 millions d’enfants vivent dans 37 pays où la probabilité de souffrir de pauvreté extrême, d’être déscolarisés ou de succomber à une mort violente est plus élevée qu’elle ne l’était il y a 20 ans.

“Alors que la génération antérieure a observé des améliorations importantes et sans précédent du niveau de vie des enfants de la planète, il est scandaleux qu’une minorité oubliée d’enfants ait été exclue de ces progrès, sans que cela soit leur faute ou celle de leur famille”, a déclaré, à cette occasion, Laurence Chandy, Directrice des données, de la recherche et des politiques de l’UNICEF.

Une autre enquête de cette agence onusienne, également publiée lundi et réalisée auprès de filles et garçons âgés entre 9 à 18 ans dans 14 pays, montre que les enfants se préoccupent beaucoup des problèmes mondiaux qui les concernent directement, eux et leur génération, par exemple, la violence, le terrorisme, les conflits, les changements climatiques, le traitement injuste des réfugiés et des migrants et la pauvreté.

Dans les 14 pays où l’enquête a été menée (Afrique du Sud, Brésil, Egypte, Etats-Unis, Inde, Japon, Kenya, Malaisie, Mexique, Nigeria, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Royaume-Uni et Turquie), la moitié des enfants dit se sentir exclue des décisions prises concernant les enfants à travers le monde.

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