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Casablanca: 3 questions à Mahmoud Rachid, président du tribunal des affaires sociales

Casablanca: 3 questions à Mahmoud Rachid, président du tribunal des affaires sociales

vendredi, 30 octobre, 2020 à 14:05

Propos recueillis par Noureddine Hazmi.

 

Casablanca – La lutte contre le mariage des mineures figurait parmi les principaux objectifs au moment de l’adoption du Code de la famille, dans le dessein d’endiguer ce phénomène qui porte atteinte aux droits des jeunes filles, au regard de ses séquelles sociales, physiques et psychiques.

Dans ce contexte, le président du tribunal de première instance des affaires sociales de Casablanca, Mahmoud Rachid, a indiqué, dans un entretien à la MAP, que ce sujet suscite un large débat et des réactions des militants des droits de l’homme et des acteurs de la société civile, comme il pose aussi des interrogations sur l’acceptation de ce mariage par la société, à la lumière des développements socio-économiques et culturels et à travers les dispositions de la Charia, du code de la famille et des conventions internationales.

Questions: Comment le tribunal des affaires sociales de Casablanca traite les demandes de mariage des mineures?
Le tribunal accorde une grande importance à ce genre de demandes et l’autorisation est soumise à des conditions rigoureuses, en prenant en compte, en premier lieu, l’intérêt de la mineure et en enquêtant sur la situation sociale et matérielle du demandeur, ainsi que sa compatibilité d’âge avec la future mariée.

Pour trancher sur les demandes de mariage des mineures, le juge prend en considération l’intérêt suprême des jeunes filles et joue ainsi le rôle d’éducateur, de sociologue et de psychologue, en vue de faire primer leur intérêt et préserver pleinement leurs droits.

Question: Qu’en est-il actuellement du mariage des mineures à Casablanca en comparaison avec l’année précédente?

Le mariage des mineures a connu depuis le début de cette année (9 premiers mois) un recul notable, où 273 demandes ont été enregistrées, dont 51 seulement ont été acceptées, 149 rejetées et le reste en cours d’investigations et d’expertise ne dépassant pas un délai d’une semaine. L’année dernière, le tribunal a reçu 709 demandes dont 252 ont été acceptées et le reste rejeté.

Le recul du nombre de demandes de mariage des mineures à Casablanca est attribué à plusieurs facteurs, notamment la prise de conscience au sein de la société, outre les intenses campagnes de sensibilisation dans ce cadre et les actions menées par la société civile et les militants des droits de l’homme.

Question: Certaines informations avancent que le nombre des demandes de divorce a augmenté durant la période de confinement. Qu’en est-il réellement ?

Le nombre de demandes de divorce reçu par le tribunal de première instance des affaires sociales, au cours de la période du confinement, n’a pas vraiment connu une hausse sensible, comme véhiculé par la rumeur. Cela reste plutôt proche de celui de l’année dernière.

Au cours de cette période de l’année, une légère hausse des demandes de divorce a été enregistrée. De fait, cette situation est attribuée non seulement à la pandémie du Covid-19 mais au cumul des demandes suite à la suspension des activités du tribunal pour une durée de 3 mois.

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