Mardis du PCNS : Focus sur la participation citoyenne au Maroc entre texte juridique et activation des mécanismes

Mardis du PCNS : Focus sur la participation citoyenne au Maroc entre texte juridique et activation des mécanismes

jeudi, 25 mars, 2021 à 13:59

Rabat – L’émission “les Mardis du PCNS” (Policy Center for The New South) s’est penchée, cette semaine, sur la discussion de “La participation citoyenne au Maroc : entre les textes juridiques et la mise en œuvre des mécanismes”.

Intervenant lors de ce programme hebdomadaire, l’expert en mécanismes de plaidoyer civil et participation citoyenne, Aimane Cherragui a défini la participation citoyenne en tant que principe dont les concepts, les cadres et les représentations diffèrent au point de se confondre avec le principe de la démocratie participative telle qu’elle est prévue dans la constitution de 2011, en plus des mécanismes de participation à la chose publique mis à la disposition des citoyens.

Il a, par ailleurs, souligné l’absence d’une stratégie marocaine spécifique pour la jeunesse alors qu’existent des conseils consultatifs inactifs. “Il n’y a pas de cadre unifié, ni de cercles de communication entre les secteurs publics et cette catégorie active de la société”, a fait observer le spécialiste.

“Ce problème apparaît plus sérieusement lorsqu’on connait la place des jeunes dans l’action associative et la position dont elle jouit”, a-t-il ajouté, évoquant une étude réalisée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) en 2018, qui fait état d’un taux de participation des jeunes à l’action associative atteignant 12%, contre seulement 1% dans les syndicats et les partis.

L’expert a, dans ce sens, estimé que cela est peut-être dû à la nature de l’offre associative qui permet aux jeunes de développer leurs compétences et leurs capacités dans un esprit de flexibilité et d’innovation.

D’autre part, une étude de terrain indique que 13 associations sur vingt sont présidées par les mêmes personnes depuis la date de leur création et que l’âge moyen du président par association est de 43,75 ans, a-t-il relevé, ajoutant que les jeunes ne représentent que 2,9% des membres élus au sein des bureaux de chaque association.

Selon M. Cherragui, il s’agit d’un phénomène national tellement répandu qu’on parle d’association de telle ou telle personne, c’est-à-dire des associations liées à des individus plutôt qu’à des objectifs associatifs, estimant que la solution consiste à se débarrasser des mécanismes de fonctionnement traditionnels et à créer de nouveaux modèles.

Sur un autre registre, l’expert s’est penché sur les modes de la démocratie représentative qui renforcent la participation citoyenne tels que la présentation de pétitions, les consultations publiques, les forums civils et la pression exercée sur les acteurs politiques grâce au droit d’accès à l’information.

Il a, aussi, proposé quelques solutions susceptibles d’encourager la présentation de pétitions et de motions tout en renforçant leur efficacité de manière à élever le niveau d’accès à l’information notamment l’annulation de l’obligation d’inscription aux listes électorales, la réduction du nombre de signatures exigées et la sensibilisation à l’importance de l’accès à l’information.

“Un minimum d’ouverture, de transparence, de clarté, de communication et des services bien ciblés peut suffire à regagner la confiance du citoyen marocain”, a conclu l’expert.

Lancé en 2014 à Rabat avec plus de 40 chercheurs associés du Sud comme du Nord, le Policy Center for the New South offre une perspective du Sud sur les enjeux des pays en développement. Il vise à faciliter les décisions stratégiques et les politiques publiques relevant de ses principaux programmes : Afrique, géopolitique et relations internationales, économie et développement social, agriculture, environnement et sécurité alimentaire et matières premières et finance.

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