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Le ministère des Habous et des Affaires islamiques est responsable de la préservation de milliers d’édifices patrimoniaux (M. Taoufiq)

Le ministère des Habous et des Affaires islamiques est responsable de la préservation de milliers d’édifices patrimoniaux (M. Taoufiq)

jeudi, 22 octobre, 2020 à 20:50

Rabat – Le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Taoufiq, a affirmé, jeudi à Rabat, que son département est responsable de la préservation de milliers d’édifices patrimoniaux.

“Le ministère des Habous et des Affaires islamiques est responsable de la préservation de milliers de bâtiments patrimoniaux, dont 840 mosquées historiques, 6.500 zaouïa et mausolées, 330 bains-maures, 250 hôtels de commerce et un certain nombre de chefs-d’œuvre d’écoles”, a indiqué M. Taoufiq.

Le ministre s’exprimait dans une allocution en ouverture d’un colloque sur “La préservation du patrimoine national, quelle référence pour la restauration ?” organisé par la Fondation pour la Sauvegarde du patrimoine culturel de Rabat.

M. Taoufiq a en outre souligné que “parmi les réalisations du ministère dans ce domaine figure la restauration de 77 mosquées, représentant 70% des grandes mosquées historiques du Royaume, 45 zaouïa et mausolées et 8 écoles”, notant que l’investissement du ministère dans ces travaux au cours des deux dernières décennies est estimé à plus de 800 millions de dirhams.

Il a également estimé que la restauration du patrimoine national est un “chantier de recherche” qui concerne l’ensemble du Maroc dont le capital culturel jouit de la Haute Sollicitude de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, relevant que ce chantier veille au respect des règles de cet art tout en évitant toutes formes de déformation ou distorsion.

Le ministre a souligné que son département suit cinq processus dans la préservation du patrimoine bâti, à savoir les statistiques, l’identification et la description, qui comprend la collecte de documents et de données, l’évaluation de l’importance et la détermination de la préséance sur la base de l’expérience.

Il s’agit aussi de l’approvisionnement des services locaux en feuilles de route destinées à préserver le cachet historique du monument concerné, l’évaluation périodique de l’état des bâtiments patrimoniaux dans l’optique du besoin d’intervention, la réalisation des études nécessaires à travers une première conception, puis un avant-projet, suivi d’un projet technique détaillé et des plans de mise en œuvre. Vient ensuite la rédaction des documents du cahier de charges des entreprises et l’intervention pour la restauration, a poursuivi M. Taoufiq.

L’intervention prend en compte l’utilisation de matériaux traditionnels similaires à ceux utilisés initialement, le renvoi des éléments endommagés à leur état d’origine, la préservation des éléments détériorés dont l’état initial est inconnu dans le présent du monument, le soutien des édifices qui doivent être soutenus et le renforcement des éléments menaçant ruine, l’utilisation des techniques et méthodes traditionnelles dans la construction, la teinture et le scellement des surfaces, a-t-il relevé, notant que dans tous les cas les interventions de restauration doivent être claires pour la post-lecture du monument historique restauré.

“La Charte de Venise régit les principes d’intervention dans le patrimoine bâti avec quelques licences limitées si nécessaire”, a-t-il ajouté, soulignant que “le problème de la restauration ne dépend pas de la simple expertise manuelle dont regorge le Maroc, mais aussi de questions qui peuvent ne pas être présentes dans la mesure requise, notamment la formation moderne en restauration (..) ainsi que l’expérience scientifique en matière des matériaux de construction.

“Ce qu’il faut noter, c’est la nécessité d’introduire ces connaissances dans les écoles d’architecture, étant donné que les architectes qui construisent des mosquées sont accompagnés par les techniciens du ministère et s’appuient principalement sur les artisans expérimentés dans la construction du nouveau traditionnel”, a dit M. Taoufiq, estimant que “le patrimoine architectural doit entrer dans la culture générale des écoles”.

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