La lutte contre la désertification, un processus continu et de longue haleine

La lutte contre la désertification, un processus continu et de longue haleine

vendredi, 21 octobre, 2016 à 12:02

-Par Khalid Abouchoukri

Istanbul – La désertification n’est pas une fatalité mais la lutte contre ce phénomène naturel mais aussi lié aux activités humaines exige un processus complexe et de longue haleine puisqu’il n’y a pas de réponse unique à des problèmes multiples en matière de dégradation des sols eu égard aux spécificités de chaque territoire et écosystème.

Sans nul doute, la relation de causalité entre les changements climatiques et la dégradation des sols est avérée, la dégradation des terres aggrave le changement climatique et ce dernier interagisse avec les sols en provoquant des dégradations supplémentaires.

Il faut, dès lors, mener, en branle-bas de combat, cette action d’inverser les tendances des dégradations des sols avec tous ses impacts sur la sécurité alimentaire d’autant qu’aux problèmes actuels de pauvreté et d’immigration écologique vont s’ajouter, d’ici 2050 avec la croissance démographique, deux milliards d’êtres humains de plus et, en même temps, l’aggravation du phénomène des dégradations climatiques.

An Maroc, le processus de la désertification affecte de plus en plus de terres et est d’autant plus prononcé que le climat est aride avec des cycles de plus en plus long de sécheresse.

De plus, la précarité des conditions de vie des populations rurales les incite à surexploiter les ressources naturelles pour satisfaire leurs besoins croissants, ce qui accentue davantage la dégradation des milieux. En effet, 93 pc de la superficie du territoire national, à climat sec (aride à subhumide), se caractérise par une sensibilité à la désertification à des degrés différents.

De ce fait, la lutte contre la désertification et l’atténuation des effets de la sécheresse et de la protection de la nature sont devenues des priorités du développement socio-économique et sont menées sur plusieurs fronts par la déclinaison de plans, stratégies et programmes touchant, entre autres, la protection des ressources naturelles et l’équipement du monde rural en eau potable, électrification, l’irrigation, l’aménagement des bassins versants et la mise en valeur des zones d’agriculture pluviale ainsi que d’autres sites d’intérêt biologique.

Selon le haut commissariat aux Eaux et forêts, le Maroc, en tant qu’un des premiers pays signataires de la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) en 1996, a engagé depuis plus de trois décennies de grands efforts en la matière.

A titre d’exemple, les réalisations dans le secteur forestier ont porté, entre autres, sur l’aménagement de près de 4 millions Ha de forêts et de 2,300 millions Ha de nappes alfatières, le reboisement de près de 530.000 Ha, la lutte contre l’ensablement sur près de 34.000 Ha et la création de 10 parcs nationaux et de plusieurs réserves biologiques et de chasse en vue de sauvegarder le patrimoine faunistique et floristique.

 

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