Présidentielle française : Dans l’expectative, Bruxelles silencieuse, appréhende les résultats

Présidentielle française : Dans l’expectative, Bruxelles silencieuse, appréhende les résultats

vendredi, 21 avril, 2017 à 11:29

 Par Adil ZAARI JABIRI

 Bruxelles – A moins de quarante huit heures du premier tour de l’élection présidentielle en France, Bruxelles observe silencieuse et attentive ce scrutin et en appréhende les résultats, d’autant que l’Europe n’a jamais été aussi présente dans les débats et lors de la campagne électorale.

  Alors que la majorité des candidats présentent des positions eurosceptiques, deux sur les quatre donnés en tête par les derniers sondages envisagent un Franxit. Cette perspective fait trembler l’Union européenne non encore remise du séisme provoqué par la sortie de la Grande Bretagne parce qu’elle plongerait l’Union dans une grande incertitude.

  En dehors d’une déclaration très générale sur les élections en Europe de Jean Claude Juncker, président de la Commission européenne, en mars dernier, mettant en garde contre la montée du populisme dans le continent, un silence radio plane dans les couloirs des institutions européennes où tout le monde semble éviter de commenter les déclarations et débats ayant ponctué la campagne électorale française, ou encore moins, se livrer à des pronostics.

   Ce calme plat en dit long sur le climat d’inquiétude qui règne à Bruxelles quant aux résultats attendus de ce scrutin où le nombre de candidats incriminant l’Europe n’a jamais été aussi important.

  Si deux des quatre candidats donnés en tête par les sondages, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, brandissent dans leurs programmes une possible sortie de l’Union européenne, les autres candidats ne semblent pas non plus nourrir une ambition européenne, ce qui renforce davantage le stress des responsables de l’UE, car de l’avis des observateurs, après le Brexit, l’élection d’un eurosceptique ou d’un europhobe à l’Elysée signerait l’arrêt de mort de l’UE, d’autant plus que la France aux côtés de l’Allemagne, constitue la locomotive du projet communautaire.

   Loin de cette querelle électoraliste liée à l’Europe, un sondage réalisé en mars dernier par Eurobaromètre précise que 53 pc des Français se disent attachés à l’Union européenne et 68 pc d’entre eux soutiennent l’union économique et monétaire européenne et l’euro.

   Ce sondage, ajouté aux intentions de vote des Français entoure cette élection de beaucoup de mystères, la leçon des dernières élections américaines n’étant pas encore entièrement assimilée. L’énigme reste donc entière dans un climat eurosceptique marquant, favorisé par la subsistance de zones d’ombre dans le projet européen et surtout l’incapacité de l’UE de répondre aux attentes des citoyens dans des domaines comme la sécurité, l’immigration,  le chômage et la relance économique. Le même sondage eurobaromètre révèle, d’ailleurs, que pour les Français l’UE est “insuffisamment protectrice” et moins d’un quart d’entre eux la jugent efficace.

   Interrogé sur ce silence, le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, s’est contenté de répondre, mardi, que la France est « un pays fondateur de l’Union, une nation qui incarne aussi les valeurs sur lesquelles repose l’Europe d’aujourd’hui ».

  L’élection présidentielle française est donc vécue comme un moment de vérité pour l’Union européenne, qui, après le choc du Brexit, qui s’ajoute à son incapacité de répondre aux crises majeures de ces dernières années, notamment la migration et la menace sécuritaire, et à ses déconvenues avec la Turquie, se pose des questions existentielles quant à la capacité des Vingt sept de survivre à ces épreuves difficiles et à préserver l’unité de l’Europe.

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