Tiznit honore son fils prodigue Haj Belaid par une statue en métal

Tiznit honore son fils prodigue Haj Belaid par une statue en métal

dimanche, 12 janvier, 2014 à 10:46

Par Fatiha ABOULHORMA

 

Tiznit – La maison de la Culture Mohamed Khair-Eddine de Tiznit a abrité, samedi soir, une cérémonie de lever de rideau sur une statue en acier à la mémoire de l’icône de la chanson amazighe et un de ses piliers incontestés dans le sud marocain Raïss Haj Belaid, décédé en 1945 au terme d’un impressionnant parcours artistique qui continue encore d’inspirer les Rwaiss.

Cette effigie, qui trône à l’entrée de l’espace vert de la maison de la Culture à proximité de la bibliothèque, est une sculpture moderne réalisée en volume stylisée sur une longueur de deux mètres avec un socle de 50 cm, faisant intervenir un mélange de matières, dont le métal, le gravier, le béton et le plâtre.

La cérémonie de lever de rideau sur cette sculpture mixte, réalisée par les artistes Rachid Hahi et Mohamed Lguensat à l’initiative de l’Association “Tairi N Wakal” (Amour de la terre) à l’occasion des festivités marquant le nouvel an amazigh + Idh Yennayer+ 2964, s’est déroulée en présence notamment du président de la municipalité de Tiznit Abdellatif Ouâammou et d’autres personnalités et acteurs associatifs et intervenants culturels.

Cette réalisation se veut, selon ses initiateurs, une contribution aux efforts tendant à réhabiliter la mémoire et à rendre hommage à l’une des figures de proue de Tiznit qui, par sa sensibilité artistique et son génie remarquable, a su frapper de son sceau le paysage artistique amazigh passé et présent.

Dans ce sens précisément, Lahoucine Ben Ihya, chercheur en culture amazighe, a salué dans une déclaration à la MAP “la consécration d’une statue à la mémoire de Haj Belaid au vu de sa stature dans la région du sud, en général, et à Tiznit, en particulier, en tant que symbole de piété et de considération”.

L’interviewé, auteur d’une recherche universitaire (1996) sur la vie et le parcours artistique et littéraire du défunt, a souligné que feu Haj Belaid fait figure d’un des symboles de la littérature amazighe du fait qu’il fut un des premiers Rwaïss à avoir enregistré ses chansons chez Pathé, Gramophone, Dictaphone et autres.

Aussi a-t-il relevé que le défunt, qui en son temps déjà s’était rendu en Egypte, en Palestine et au Hijaj dès 1908 avant d’aller en France, est resté fortement imbibé, le long de ses multiples pérégrinations, de sa culture amazighe et de son zeste religieux qui a imprégné les multiples thématiques de sa production, dont la chanson lyrique, notant que nombre de groupes modernes ayant puisé dans ce répertoire ont été chaleureusement accueillis tant au Maroc qu’à l’étranger.

Même son de cloche du côté de son petit-fils Lahcen Ben Mohamed Ben Haj Belaid (né en 1981) qui, venu présenter son quatrième album paru il y a deux jours, a mis l’accent sur les principaux objectifs de la Fondation Haj Belaid (créée en 2009), à savoir la préservation et la vulgarisation du legs de cet homme et la valorisation des thématiques qu’il a abordées de son vivant.

Né entre 1870 et 1875 dans la localité d’Anou Nâabbou (12 km au sud-est de Tiznit), feu Haj Belaid Ben Mbarek Ben Brahim était connu pour la maîtrise des langues amazighe et arabe classique en plus du dialecte marocain. Passé maître en matière d’interprétation des chants comme en jeu de flûte “taghanimte”, il ne tarda pas à rejoindre le groupe de Sidi Ahmad Oumoussa, avant de prendre la maîtrise d’autres instruments comme le Ribab, Loutar et le Bendir.

Père de trois filles et d’un garçon, en l’occurrence Mohamed devenu lui-aussi raïss jusqu’à sa mort en 2011, Haj Belaid a multiplié les critiques à l’encontre de ce qu’il considérait en son temps comme des comportements étranges ou dévoyés, incité au jihad contre l’occupation, prêché la bonne parole, sans omettre les questions sociales et les faits marquants ayant ponctué la vie des campagnes et cités du Souss.

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