Le mois sacré du Ramadan: Entre culte, rituels et traditions

Le mois sacré du Ramadan: Entre culte, rituels et traditions

mercredi, 16 mai, 2018 à 12:57

.- Par Mustapha Ennaciri-.

Béni Mellal – Le mois sacré du Ramadan est intrinsèquement associé aux vertus sublimes et transcendantes de la spiritualité que les musulmans s’évertuent à incarner en vue de se conformer à la Sunna du Prophète et se rapprocher davantage du Créateur. Mais il s’agit également d’un moment propice pour engager des débats sur les coutumes et traditions qui distinguent ce mois béni, notamment en ce qui concerne le régime alimentaire.

A l’approche du mois sacré, les médias consacrent un large éventail de leur programmation aux émissions traitant des exigences du jeûne, de ses bienfaits pour la santé, ainsi qu’aux traditions et habitudes gastronomiques que les Marocains ont hérité de père en fils et su préserver au fil des générations.

De même, d’aucuns échangent sur la portée et les significations intrinsèques du mois sacré, ainsi que sur ses acquis et bienfaits à tous les plans, mettant en garde contre les comportements négatifs et corrosifs qui sont à même d’entamer l’ambiance et la quiétude spirituelle qui doit généralement prévaloir tout au long des jours du Ramadan.

Ainsi, le Ramadan est marqué par la diffusion d’une multitudes d’émissions qui tentent d’assouvir la soif des croyants en spiritualité et culte, alors que les mosquées connaissent un pic de fréquentation inégalé au cours de l’année. Ces lieux, d’habitude réservés à la prière, deviennent, un mois durant, un véritable espace de conférences et de dialogues théologiques.

Pour beaucoup, la prière des “tarawih” est sans nul doute, avec la rupture du jeûne, le moment fort des journées du Ramadan, qui culmine lors de la dernière dizaine du mois avec la Nuit du Destin.

Au-delà de sa dimension spirituelle, nul ne peut évoquer le Ramadan sans s’attarder sur ses particularités culturelles, sociales et … culinaires.

La rupture du jeûne est, en effet, un instant privilégié de partage et de convivialité, et un rendez-vous au cours duquel les ménages s’ingénient en cuisine pour préparer des mets particulièrement variés, entre tartines au beurre et au miel à base de “baghrir” ou de “msemen”, tous genres de pâtisseries traditionnelles (“chebakiya”), de dattes, sans oublier l’incontournable “harira” marocaine, servie en guise de repas principal.

Pendant la nuit du 27 Ramadan, communément considérée comme la Nuit du Destin, de nombreuses familles marocaines préparent du couscous qui est distribué aux fidèles qui veillent toute la nuit à la mosquée pour prier.

Le Ramadan est également marqué par un engouement pour les vêtements traditionnels, les hommes se revêtant de djellaba, de “jabador” et de babouches, tandis que les femmes affectionnent les caftans et les “cherbils”.

En général, les Marocains demeurent attachés aux valeurs ésotériques et sublimes du mois de Ramadan tout en préservant des traditions et coutumes indissociables de ce mois, notamment en matière alimentaire.

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